Le traité de Rome a prévu un certain nombre de règles pour garantir la libre circulation des personnes au sein de la zone géographique de l’Union européenne.
Cette liberté d'établissement passe par une harmonisation et une reconnaissance mutuelle des diplômes et des qualifications entre les états membres (25 depuis le 1er mai 2004).
C'est donc par voie de directives que la libre circulation des médecins, infirmiers, vétérinaires, sages-femmes et pharmaciens a été instituée depuis de nombreuses années.
Pour les professionnels de la santé ne faisant pas l'objet d'une circulaire spécifique (par exemple biologistes, kinésithérapeutes, orthophonistes-logopèdes, audio-prothésistes, orthoptistes, etc.), la libre circulation était, avant 1991, encore limitée.
Ces professionnels devaient, s'ils voulaient migrer, se conformer aux exigences du pays d'accueil.
Pour faciliter leur libre circulation, la Commission Européenne a proposé au Conseil de l'Europe d'adopter un système général de reconnaissance mutuelle des diplômes d'enseignement supérieur qui sanctionne des formations professionnelles d'une durée minimale de 3 ans, d'où la reconnaissance généralisée des diplômes avec la directive Bac+3, qui fut adoptée par le conseil européen le 21 décembre 1988, pour s'appliquer à compter du 4 janvier 91.